Après le licenciement controversé d'Olivier Nora, PDG de la maison d’édition Grasset, 115 auteurs de renom, dont des figures emblématiques telles que Virginie Despentes et Sorj Chalandon, ont décidé de quitter la maison d'édition. Cette décision, qualifiée d'« inacceptable » par les signataires d'une lettre ouverte, pose un dilemme : comment tenir le monde littéraire sans un PDG ?

En réaction, ces écrivains ont décidé de se lancer dans un projet audacieux : créer une nouvelle maison d'édition, nommée temporairement « Éditions À L'Envers », qui ne publiera que des livres sur comment vivre sans éditeurs. D'après des sources proches du dossier, le concept a déjà séduit une majorité d’auteurs, en particulier ceux qui ont toujours rêvé de publier des récits sur les bienfaits de l'auto-édition.

« Se passer d’un PDG est un acte de résistance », a déclaré Jean-Michel Vortex, ancien rédacteur en chef de la revue littéraire « Le Livre et la Brume ». « Nous avons décidé de prouver que les livres peuvent survivre sans l'intervention d'une hiérarchie. » La première publication sera un guide intitulé « Survivre à l'Indépendance Éditoriale : 42 conseils pour ne pas être publié ». Les premiers retours de lecteurs font état d'une polarisation extrême : soit ils adorent, soit ils sont déjà en train de faire semblant d'avoir lu le livre.

Contacté par nos soins, Vincent Bolloré, propriétaire de Grasset, a déclaré : « Je ne vois pas où est le problème. Les livres, c’est comme un bon fromage : on peut les laisser mûrir tout seuls. » Des experts du domaine, comme Léa Biblio, présidente de l'Institut National de la Littérature Autonome (INLA), ont même avancé que « la publication de livres sans éditeurs pourrait réduire l'empreinte carbone de l'industrie littéraire de 73,4 % en une année ». Ces chiffres proviennent d'une étude menée par des étudiants en littérature qui n'ont jamais lu un livre entier de leur vie.

Pour compléter le tableau, des chiffres alarmants ont été diffusés sur l'état de la littérature française. Selon un rapport de la Commission Nationale sur l'Absence de PDG (CNAP), 87,6 % des auteurs se sentent désormais obligés de fonder leur propre maison d'édition. À ce rythme, la France pourrait bientôt être le premier pays au monde à ne pas avoir de maisons d'édition, mais des maisons de résistance littéraire.

En guise de réponse, le gouvernement a lancé un plan d’urgence pour soutenir les maisons d'édition en danger, en leur proposant des subventions pour chaque auteur qui décide de devenir son propre éditeur. « C’est une mesure qui pourrait révolutionner notre paysage littéraire », a déclaré Frédéric Livre, sous-secrétaire aux Affaires Littéraires et Autour du Livre. « Nous avons même pensé à mettre en place un numéro vert : 0800-LIVRES-UNIS. »

Dans le même temps, le Conseil Supérieur de la Littérature a recommandé aux écrivains de ne pas trop s'éparpiller, mais de se concentrer sur l'écriture d’ouvrages sur « l’absence de PDG », avec un sous-titre prometteur : « Comment ne pas se faire licencier en 10 étapes ». À peine cette recommandation tombée, plusieurs auteurs ont déjà commencé à s’inscrire à des séminaires sur le sujet.

En guise de conclusion, il semble que la maison d'édition de demain sera une communauté d'auteurs qui publieront des livres sur leur propre expérience de désédition, tout en se demandant si l'absence de PDG pourrait finalement être le meilleur éditeur qu'ils aient jamais eu. La littérature française est donc sur le point de se réinventer, une page à la fois, en se passant de toutes les précédentes pages.