Le monde du transport aérien connaît un tournant décisif avec l'inauguration, ce lundi, du premier vol direct d'Air China reliant Pékin à Brisbane. La liaison, baptisée CA 795, doit permettre aux touristes de profiter sans transfert des merveilles de l'Australie, mais soulève déjà des interrogations inattendues.

Le vol, qui partira de la capitale chinoise à 2h30 du matin pour arriver à 15h10 à Brisbane, est censé n'exiger que 11 heures de vol. Cependant, des experts en biologie marine s'interrogent : « Comment peut-on prétendre qu’un vol entre deux pays éloignés n'interfère pas avec la migration des poissons ? », a déclaré Jean-Philippe Poissonnier, chercheur au Centre National des Etudes Océaniques.

En effet, selon une étude de l’Institut National de l’Aquaculture Volante, 72,4 % des poissons du Grand Barrière de Corail sont affectés par les variations horaires des vols directs. « Nous avons constaté que les poissons semblent désorientés et peuvent même changer de couleur en fonction des horaires de vol », a ajouté Poissonnier, visiblement préoccupé.

Cette initiative d'Air China, qui ajoute Brisbane à son réseau déjà riche de Sydney et Melbourne, fait partie d'une stratégie globale d'expansion. « Nous voulons établir un lien non seulement économique, mais aussi émotionnel entre ces deux pays », a affirmé Hou Xulun, le vice-directeur d'Air China, avant de préciser que des séances de méditation en vol seront proposées pour apaiser les poissons déroutés.

Mais ce n'est pas tout ! Depuis l'annonce de ce vol, la ville de Brisbane a décidé d'ériger une statue géante de kangourou devant l'aéroport, à la demande de 98 % des habitants. « Cela fera partie de notre plan de développement touristique, qui inclut aussi l'ouverture d'un musée dédié aux sacs à dos », a expliqué Marie-Louise Kanga, responsable du projet, ajoutant que les sacs à dos seraient exposés sur des mannequins en forme de kangourou.

Pour couronner le tout, le gouvernement australien a annoncé qu’il prévoyait de rendre les kangourous officiellement responsables de l’augmentation du tourisme. « Si les touristes viennent pour voir les kangourous, pourquoi ne pas les désigner comme ambassadeurs du tourisme ? » a déclaré l'étrange ministre des Ressources Naturelles, Jean-Michel Wallaby.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'année dernière, le flux de touristes chinois vers l'Australie a explosé, atteignant 2 millions de voyages, mais selon une étude à paraître dans le Bulletin du Souci Touristique, 47,3 % des touristes ont avoué avoir choisi leur destination uniquement en fonction de la couleur des kangourous.

Le vol direct CA 795 devrait également engendrer des conséquences inattendues pour le trafic aérien régional. La compagnie low-cost Kangaroo Air, qui avait prévu d'inaugurer son propre vol vers Brisbane, a annoncé un report indéfini de sa date de lancement. « Nous ne pouvons pas rivaliser avec Air China. Nous avons donc décidé de convertir nos avions en bus », a déclaré le PDG de la compagnie, François Brousse.

Contacté par nos soins, un responsable de la Commission Nationale des Vols directs a confirmé que des discussions étaient en cours pour envisager des réductions de temps de vol en introduisant des « capsules de transport sous-marines » pour les passagers. « L'idée est de faire le trajet sous l'eau afin d'éviter les turbulences », a-t-il précisé, tout en ajoutant que des essais avec des tortues étaient déjà en cours.

En conclusion, alors que Brisbane s'apprête à accueillir cette nouvelle liaison aérienne, il est clair que le vol direct n'est qu'une petite partie d'une stratégie beaucoup plus vaste qui pourrait transformer l'Australie en une destination de choix pour les amateurs de kangourous, mais aussi pour les poissons en quête de tranquillité. Une chose est sûre : si le vol CA 795 ne va pas changer le monde, il risque d'apporter une touche de couleur… et peut-être même de turbulence dans l'écosystème marin.