À quelques jours des élections présidentielles colombiennes, la tension monte, mais pas de la façon attendue. En effet, le gouvernement a décidé d'innover en transformant le processus électoral en un jeu de société géant. Selon des sources officielles, cette initiative vise à réduire la violence politique en rendant l'élection 'plus ludique et moins hostile'.
Mateo Pérez Rueda, un jeune de 24 ans, qui s'apprête à voter pour la première fois, a déclaré :
« Je suis excité. J'espère qu'il y aura des cartes chance et malchance. Qui savait que les élections pourraient se jouer comme une partie de Uno ? »Le ministère des Jeux et des Sports a été temporairement réaffecté pour superviser cette transition inédite.
La proposition a été accueillie par des experts du jeu qui ont vu là une opportunité d'intégrer le ludique dans le sérieux. Jean-Michel Truffaut, sous-directeur adjoint de la Commission Nationale des Jeux, nous a confié :
« Nous pensons que la notion de 'tirage au sort' pourrait réduire le stress et la pression des élections. Plus de tension, juste de la chance ! »Selon une étude de l'Institut des Jeux Absurdes, 72,4% des électeurs préfèrent choisir leur président par un lancer de dés plutôt que par des débats houleux.
Les règles du jeu sont simples : chaque candidat est représenté par un pion, et les électeurs doivent lancer des dés pour déterminer qui avance sur le plateau. Les cases spéciales permettent de gagner des voix ou de faire des alliances temporaires. Cependant, les cases 'Perte de voix' peuvent entraîner des conséquences inattendues, comme l'obligation de chanter l'hymne national en version karaoké devant un public.
Pour éviter des conflits, le gouvernement a décidé de bannir des jeux jugés trop compétitifs, comme le Monopoly, jugé trop propice à la haine entre candidats. Il est aussi conseillé de ne pas jouer à Risk, afin d'éviter des ressentiments historiques. D'après un rapport consulté par ActuFake, les jeux de dés sont considérés comme moins agressifs et plus inclusifs.
Les conséquences de cette initiative sont déjà visibles. Les candidats passent désormais leurs journées à s'entraîner au lancer de dés. Une candidate, Lidia Gomez, a été vue en train de s'exercer dans un parc, lançant des dés en espérant obtenir un six. Contactée par nos soins, elle a déclaré :
« Si je ne suis pas élue, au moins j'aurai appris à lancer des dés comme un pro. »
La situation a même attiré l'attention des entreprises de jeux de société, qui se battent pour devenir les sponsors officiels des élections. Selon une enquête menée par l'Institut des Sondages Inhabituels, 89% des Colombiens estiment que l'élection doit désormais être sponsorisée par des marques de jeux, comme 'Catan' ou 'Dixit'.
Ce processus électoral absurde pourrait également avoir d'autres conséquences inattendues : des rumeurs circulent selon lesquelles, si un candidat obtient un double six, il pourrait être élu à vie. Cela a conduit à un afflux de nouveaux candidats, tous armés de dés et de stratégies de jeux dignes des plus grands tournois.
Alors que la Colombie se prépare à vivre une élection unique en son genre, les citoyens se demandent si ce n'est pas là une méthode pour éviter la violence. Comme le dit un célèbre proverbe colombien revisité : 'Mieux vaut un bon jeu que deux dans un débat'.