Dans un monde où le télétravail est devenu la norme, l'amour à distance s'est érigé en véritable art de vivre. Selon une étude menée par Sophie Leblond, maître de conférence en socio-économie comportementale à Sciences Po Bordeaux, 78,3% des couples en relation à distance déclarent que leur amour est 'totalement digital et accessoire'. La recherche a également révélé une hausse de 14,7% du sentiment d'inutilité chez les cadres supérieurs de 35-44 ans, qui se perdent dans les méandres de l'affection virtuelle.

Les entrepreneurs, toujours à l'affût des nouvelles tendances, surfent sur cette vague avec des applications promettant de rendre l'amour à distance aussi simple qu'une réunion sur Teams. 'Je te rejoins bientôt' est désormais le mantra d'une génération qui se débat avec des concepts tels que 'l'open space émotionnel' et 'l'IA relationnelle', un terme inventé pour justifier l'absence de contacts physiques.

“L'amour à distance est comme une réunion : tout le monde est là, mais personne ne sait vraiment pourquoi.” - Jean-Marc Dupont, PDG d'AmourCorp.

Les jeunes adultes, pris entre les promesses d'une vie professionnelle épanouissante et les exigences d'un logement parisien hors de prix, trouvent dans cette forme d'amour une façon de se protéger de la désillusion. En effet, un récent sondage a montré que 66,2% des millennials préfèrent passer leur temps à scroller sur Instagram plutôt qu'à s'engager dans des relations qui impliquent des déplacements.

Alors, alors que l'État envisage d'inclure des cours d'amour à distance dans les programmes scolaires, il ne fait aucun doute que cette tendance est bien partie pour perdurer. Qui a besoin de proximité physique quand on peut partager des mèmes sur WhatsApp ?