Alors que le pays se prépare pour les élections législatives du 7 juin, les médias d’investigation arméniens ont révélé qu'une myriade de campagnes de désinformation s'épanouissent à l'ombre des bureaux du gouvernement. Face à ce phénomène grandissant, les autorités ont décidé de prendre le taureau par les cornes en lançant un fonds d'investissement en désinformation, présenté comme un véritable tremplin pour la démocratie.

Selon nos informations, ce fonds, baptisé « DémocraTroll », a pour but de subventionner diverses campagnes de désinformation, tant du côté du gouvernement que de l'opposition. Avec un budget prévisionnel de 10 millions de dram arméniens, soit environ 24 euros, le ministre de la Démocratie Réinventée, Sergei Pulpov, a déclaré :

« Nous croyons fermement qu'une bonne dose de désinformation peut rendre les électeurs plus critiques et avertis. C'est une sorte d'apprentissage par le chaos. »

Ce plan audacieux fait déjà des émules chez les acteurs politiques. En effet, le parti au pouvoir a rapidement annoncé une campagne de désinformation visant à convaincre les électeurs que l'opposition proposait de remplacer les urnes par des distributeurs automatiques de boissons énergétiques pour encourager l'engagement citoyen. « Une idée qui a du peps ! », a commenté Jean-Michel Truffaut, sous-directeur adjoint de la Commission Nationale des Idées Folles.

Mais les partis d'opposition ne comptent pas rester sur la touche. Ils ont déjà commencé à envoyer des faux comptes Twitter pour annoncer que le gouvernement envisageait de réglementer le port de chaussettes avec des sandales, au nom de l'unité nationale. D'après une étude commandée par l'Institut Arménien de la Surenchère Politique, 72,4% des jeunes électeurs trouvent cela « flambant ridicule, mais tellement vrai ».

Pour soutenir ce projet, le gouvernement a également mis en place une brigade spéciale de facto, nommée « Les Révolutionnaires du Mensonge », chargée de produire des vidéos virales sur les réseaux sociaux pour disséminer la désinformation à la vitesse de la lumière. Le Dr. Aram Trolov, expert en stratégie d'imposture, a été engagé pour superviser cette initiative.

« La désinformation est l'avenir de la communication démocratique », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. « Si vous ne trompez pas un peu vos électeurs, que leur reste-t-il ? »

En outre, une étude récente commandée par le Ministère des Faits Alternatifs a révélé que 87,3% des citoyens arméniens ont déjà cru à plusieurs théories absurdes, allant de l'idée que les extraterrestres sont responsables de la pénurie de chocolat à celle que les chats sont en réalité des agents secrets du gouvernement. Cela ouvre la voie à une approche plus « ludique » de la démocratie, où chaque vote pourrait être accompagné d'une petite campagne de désinformation enfantine.

En guise de réaction, la Commission Européenne a exprimé son intérêt pour le modèle arménien, envisagent d'organiser un séminaire intitulé « Comment la désinformation peut sauver votre démocratie ». Les inscriptions sont déjà ouvertes, et il se murmure que des experts de renom en fake news seraient présents, comme le célèbre Greta Fauxbry.

« La désinformation est un art, et chaque pays devrait avoir son propre Picasso ! »

Quant aux élections elles-mêmes, elles pourraient bientôt être accompagnées d'une loterie nationale, où les votants auraient la chance de gagner des prix allant de faux passeports à des abonnements d'un an à un service de désinformation en continu. Le gouvernement espère ainsi créer un climat électoral où l'absurde devient la norme.

En résumé, l'Arménie, avec son fonds d'investissement en désinformation, a décidé d'embrasser l'absurde avec panache. Qui aurait cru que la désinformation pourrait devenir un vecteur de la démocratie ? Reste à savoir si cette stratégie insolite portera ses fruits ou si elle plongera le pays dans un océan de chaussettes et de sandales. La réponse, nous l'espérons, lors des prochaines élections !