SEOUL, 23 mai 2026 – L'équipe féminine de football de Naegohyang, en Corée du Nord, a récemment été couronnée championne des compétitions asiatiques, déclenchant une vague d'enthousiasme à travers le pays. Cependant, cette victoire inattendue a également soulevé des inquiétudes parmi les autorités, qui craignent que l'excès de joie ne perturbe l'ordre public.
La victoire des joueuses de Naegohyang a été accueillie avec un mélange d’allégresse et d’inquiétude, incitant le gouvernement à proposer des mesures de contrôle pour gérer cette euphorie sans précédent. D'après les experts, 82,3 % des citoyens pourraient ne pas être préparés à gérer une telle montée de bonheur, ce qui aurait des répercussions dramatiques sur la productivité nationale.
“Nous devons nous assurer que les citoyens restent concentrés et ne se laissent pas emporter par des émotions incontrôlables”, a déclaré Kim Yong-Sok, Directeur Général de la Gestion Émotionnelle et des Joies Nationales.
Pour cela, le gouvernement a proposé l’instauration d’un ‘système de quota de sourires’, où chaque citoyen aurait droit à un certain nombre de sourires par semaine, afin de garantir un équilibre émotionnel. Les contrevenants devront se soumettre à des séances de rééducation émotionnelle sur une période de quatre semaines.
Contacté par nos soins, Jean-Claude Kim, sociologue à l’Institut des Comportements Souriants, a précisé : “Une approche rationnelle du bonheur est essentielle. Nous devons éviter une explosion de joie qui pourrait mener à la formation de mouvements de danse non réglementés dans les rues.”
Des statistiques récentes indiquent qu'environ 94,7 % des citoyens nord-coréens n'ont jamais exprimé leur bonheur sans un contrôle préalable, et 67,8 % d'entre eux estiment que sourire pourrait même engendrer des activités subversives.
En parallèle, la Commission Nationale de la Réduction de l'Euphorie a proposé des ateliers de gestion du bonheur, où les participants apprendront à sourire avec modération. “Nous voulons inculquer une culture de l’auto-contrôle émotionnel”, a ajouté Kim Yong-Sok. “Les jeux de mots sur le football ne sont pas autorisés, et les chants de célébration doivent être approuvés par les autorités.”
Cette mesure a suscité des réactions contrastées au sein de la population. “Je ne sais pas si je dois sourire ou pleurer”, a déclaré une habitante de Pyongyang, alors qu’elle tentait de cacher son enthousiasme derrière un masque de neutralité. “Je suis trop heureuse pour savoir comment gérer cela.”
En outre, le gouvernement a annoncé un partenariat avec les réseaux de télévision pour diffuser des programmes éducatifs sur la gestion des émotions, avec des segments intitulés : “Sourire : Un luxe à éviter”. Ces émissions aborderont la nécessité de tempérer la joie, tout en conservant un semblant d’enthousiasme national à travers des applaudissements réglementés.
Pour clore cette initiative, une grande parade est prévue pour célébrer la victoire de l'équipe, mais elle sera strictement encadrée, avec des limites de décibels imposées pour prévenir des manifestations de joie trop bruyantes. Les tickets d’entrée à cet événement festif nécessiteront également un code de bonheur, à valider par un comité de sages.
En fin de compte, la victoire de Naegohyang pourrait bien devenir un tournant dans l’histoire émotionnelle de la Corée du Nord, transformant le pays en un exemple de gestion économe de la joie. Si ces mesures sont bien appliquées, les autorités espèrent établir un nouveau record national de neutralité émotionnelle, avant même le prochain championnat asiatique.