Selon un rapport de l'OCDE, les températures élevées qui frappent l'Italie pourraient avoir un impact désastreux sur l'éducation des élèves. En effet, alors que le pays traverse une période de chaleur extrême, les écoles se retrouvent sans climatisation, poussant élèves et enseignants à se transformer en véritables experts de l'adaptation climatique. L'OCDE évoque une réforme du calendrier scolaire pour passer directement de l’hiver à l’automne, sans passer par le printemps.

« Nous constatons que 97,8% des élèves ressentent une forte nécessité de se rafraîchir, et 82,3% d'entre eux ont déjà envisagé de se baigner dans les fontaines publiques pour échapper à la chaleur », a déclaré Jean-Claude Frigidari, climatologue et membre de la Commission Internationale des Écoles Sèches (CIES). En outre, le rapport souligne que les parents sont désormais contraints de fournir des bouteilles d'eau de 5 litres à leurs enfants, au même titre que les fournitures scolaires.

Face à cette crise, le ministre de l'Éducation a annoncé une mesure radicale : le remplacement des traditionnelles chaises de classe par des transats de plage. « Nous pensons qu’une approche plus relaxante des cours peut aider à acclimater les enfants à la chaleur ambiante », a déclaré Martine Chaud, sous-ministre des Espaces d'Apprentissage Confortables. Dans le même temps, les cours de sport ont été transformés en sessions de yoga en plein air, car selon les experts, « le downward-facing dog est le meilleur moyen de lutter contre la chaleur ».

Pour compléter ces changements, l'OCDE a également proposé d'instaurer des pauses glacées de 30 minutes toutes les heures, durant lesquelles les élèves pourront déguster des granités fournis par l'administration. Une initiative qui devrait, espère-t-on, éviter le coup de chaleur collectif des examens de fin d'année. D'après une étude de l’Institut National des Études Éducatives (INEE), 65% des enseignants admettent avoir déjà rêvé de donner leurs cours en maillot de bain.

Les élèves, quant à eux, réagissent en développant des compétences uniques. Des compétitions de saut en longueur dans les piscines scolaires sont désormais monnaie courante, et des clubs de natation se forment dans les couloirs des établissements. « Apprendre à nager pour échapper aux cours de maths, c'est notre nouvelle stratégie », explique Luca, un élève de 12 ans qui préfère désormais être surnommé ‘Aquaboy’.

En parallèle, des parents inquiets se sont regroupés afin de revendiquer la création de « classes d'été » qui proposeraient des leçons de surf et de bronzage. « Si les enfants ne peuvent pas apprendre, autant qu'ils aient au moins la possibilité de revenir avec un bronzage impeccable », déclare Émilie, présidente de l’Association pour l’Éducation Bronzée, en brandissant une brochure de cours d'été.

À l’approche de la rentrée, l'OCDE a également lancé une campagne pour inciter les jeunes à repenser leur rapport à la chaleur. Intitulée « Ensemble, faisons de la chaleur notre alliée », elle propose des ateliers sur le thème « Comment rester concentré lorsque le thermomètre frôle les 40°C » et « Méditation sous le soleil : un nouveau moyen d’apprendre à souffrir avec le sourire ».

En somme, cette crise de chaleur pourrait bien transformer le paysage éducatif italien d'une manière totalement inattendue. Les spécialistes s'accordent à dire qu'en cas de nouvelle vague de chaleur, la possibilité d'une classe en plein air dédiée à l'apprentissage des techniques de survie en milieu tropical ne serait pas à écarter. Les élèves, armés de parasols, sont prêts à relever le défi. Après tout, qui a besoin de climatisation lorsqu'on peut apprendre à se battre contre la chaleur ?