Dans un contexte de tensions post-électorales en Tanzanie, où les violences ont fait 518 morts selon un rapport officiel, le gouvernement a pris une décision pour le moins inattendue : la création d'une Brigade Nationale de Vérification des Chiffres de Mortalité (BNVCM). Cette unité d'élite est chargée de s'assurer que les chiffres donnés au public soient toujours aussi 'réalistes' que possible.
D'après nos informations, l'initiative répond à une préoccupation croissante sur la crédibilité des statistiques émises par les gouvernements. En effet, le président tanzanien a déclaré lors d'une conférence de presse :
« En ces temps difficiles, il est crucial de garder un certain contrôle sur les chiffres qui circulent. Si nous laissons les ONG faire, nous pourrions bientôt entendre parler de milliers de morts, et cela serait très mauvais pour notre image. »
Contacté par nos soins, Jean-Michel Truffaut, sous-directeur adjoint de la Commission Nationale de la Véracité Statistique, a précisé que le gouvernement a demandé l'aide de Mathieu Calculeux, un expert en chiffres (et ancien champion de Sudoku) pour diriger cette nouvelle brigade. Selon lui, l'objectif est d'apporter une touche plus 'optimiste' aux bilans de mortalité en utilisant des méthodes de calcul peu conventionnelles.
« Nous ne voulons pas simplement compter les morts. Nous voulons aussi savoir comment rendre ces chiffres plus séduisants. Par exemple, si nous prenons les 518 morts et que nous les divisons par 2, nous pourrions parler de '250 vivants en attente de réhabilitation', ce qui est beaucoup plus positif », a-t-il précisé avec un enthousiasme palpable.
En parallèle, des rumeurs circulent déjà selon lesquelles la brigade prévoirait d'introduire un système de points, basé sur les décès, pour stimuler le moral de la population. Ce système, intitulé Points de Vie tanzaniens, attribuerait des récompenses aux familles de ceux qui décèdent dans des circonstances jugées moins tragiques, comme lors d'une manifestation pacifique.
En plus de cela, le gouvernement a récemment lancé une campagne de communication visant à faire accepter la notion de 'sacrifices acceptables'. Selon des études internes, 72,4% des Tanzaniens seraient d'accord avec l'idée que certaines pertes humaines sont nécessaires pour garantir la paix sociale, un chiffre révélé par l’Institut National de la Modalité de Mortalité (INMM).
Les réactions à cette initiative ont été variées. Alors que certains applaudissent la créativité du gouvernement, d'autres s'interrogent sur la pertinence d'une telle approche.
« L’idée de réduire les chiffres de décès est une approche innovante qui pourrait bien transformer notre paysage politique », a déclaré Dr. Émilie Deschiffres, statisticienne à l’Université de Dar es Salam.
Le gouvernement envisage également de créer un Guide Pratique de la Mortalité Responsable, un manuel qui aurait pour but d'enseigner aux citoyens comment 'mourir de manière stratégique', afin de ne pas surcharger le bilan statistique national. Les premières ébauches de ce manuel recommanderaient, par exemple, de planifier ses décès autour des vacances nationales pour minimiser leur impact.
En conclusion, alors que la Tanzanie navigue dans ses défis post-électoraux, la création de cette brigade, aussi absurde qu'elle puisse sembler, pourrait bien être un tournant dans la gestion des chiffres du pays. Comme l’a dit le président en fin de conférence :
« Moins de chiffres, plus de sourires. »