Dans une décision qui a secoué la politique algérienne, le président fictif Ahmed Queuez a proposé la création d'un nouveau ministère : le Ministère des Files d'Attente. Selon Queuez, cette initiative vise à transformer la pratique ancestrale de faire la queue en une véritable science. « Les files d'attente sont une forme d'art, » a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, entouré de membres du gouvernement en costume cravate, mais aussi en peignoirs pour simuler l'attente.

Le nouveau ministre, Fatima Attente, a déjà annoncé un plan en trois étapes qui inclut des formations sur les meilleures techniques de patience : « Nous voulons que chaque Algérien puisse attendre avec style et élégance. Fini les queues désorganisées ! » Dans un élan de créativité, elle a même lancé un concours national pour élire la plus belle queue du pays, avec comme prix un abonnement d'un an à Queue TV, la première chaîne dédiée aux files d'attente.

« Pour faire face à la crise économique, nous devons tirer parti de notre créativité. La queue est notre avenir ! »

Les débats sur cette loi ont déjà suscité des réactions passionnées. Selon le sénateur fictif Jean Queueber, « ces files d'attente sont notre identité nationale. Pourquoi se précipiter ? Attendons avec dignité ! » À l'autre bout du spectre, la députée Chahinez Dépêche a déclaré : « C'est une mesure ridicule. Pendant que nous discutons de queues, le chômage explose ! »

En parallèle, des experts en sociologie des files d'attente ont été convoqués pour rédiger un rapport sur l'impact psychologique de l'attente. L'éminent sociologue Dr. Pierre Longuefile a promis des résultats « surprenants », affirmant que « faire la queue renforce la solidarité nationale. Quand on attend ensemble, on est ensemble ! »

Ainsi, des ateliers communautaires sont déjà mis en place dans les quartiers pour enseigner aux citoyens comment « faire la queue comme un pro ». Les participants apprennent à exprimer leur impatience avec des gestes artistiques et des chants en attendant leur tour. « C'est un véritable spectacle, » s'enthousiasme un participant, tenant un panneau où il est écrit : « Qui ne tente rien n'a rien, surtout en queue ! »

Bien sûr, l’opinion publique est divisée. Les réseaux sociaux s’enflamment avec des memes de files d'attente à n’en plus finir. Le hashtag #QueueQuotidienne est devenu viral, et les jeunes réalisent des vidéos humoristiques sur les « meilleures astuces pour attendre » comme jouer à Musical Queue. Des influenceurs lancent des défis de patience où le dernier à quitter la file gagne un kit de survie pour files d'attente.

Le ministre de l'Économie a même suggéré de transformer les files d'attente en une ressource économique. « Imaginez, des billets d'attente échangeables sur le marché noir ! » a-t-il déclaré, des étoiles dans les yeux. Cette idée farfelue a captivé l’imagination des investisseurs, qui envisagent déjà le lancement d'une bourse des files.

Malgré les critiques, le plan de Queuez semble avoir touché une corde sensible dans le cœur des Algériens. Après tout, nous avons tous un jour fait la queue – que ce soit pour un ticket de concert de Céline Dion ou pour acheter des frites au coin de la rue. Et comme le dit si bien le proverbe algérien revisitée : « Qui attend avec le sourire, ne meurt jamais de faim ! »