Dans un contexte de conflit prolongé, l’annonce d’un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban a été accueillie avec prudence par l’armée libanaise et le Hezbollah, qui en ont profité pour proposer une initiative pour le moins inattendue : des vacances prolongées pour les habitants du Sud. « Face à un ennemi perfide habitué à violer les engagements et les accords, il est essentiel de faire preuve de patience et d’opter pour des destinations touristiques plus sûres », a déclaré Fadi Abdallah, responsable du tourisme de paix au Hezbollah.

Ce dernier a également précisé que cette trêve était l’occasion rêvée pour redécouvrir les merveilles du Liban, mais en mode « carte postale ». Selon des sources internes, l’armée a même élaboré un itinéraire suggéré incluant des visites de « sites historiques » tout en évitant les zones à risque. La première destination recommandée ? Les plages de Beyrouth, où l’on peut profiter du soleil tout en étant à l’abri des hostilités.

« La plage de la corniche est parfaitement sécurisée et les cocktails sont à moitié prix durant la trêve », a ajouté Leila Kassem, responsable marketing de l’Office du Tourisme du Liban.

Pour soutenir cette initiative, l’armée a mis en place un programme de « vacances en toute sécurité » à destination des habitants du Sud. Cette offre comprend des séances de méditation guidée à distance pour apprendre à gérer le stress lié à l’incertitude et un accès gratuit à des cours de yoga sur la plage, tous les jours à 10h30, tant que les conditions le permettent. Le slogan : « Éloignez-vous du conflit, rapprochez-vous de la paix. »

Une étude menée par l’Institut de Recherche sur les Vacances Inattendues (IRVI) a révélé que 87,4 % des Libanais seraient d’accord pour ne pas rentrer chez eux, tant que cela peut leur permettre de se dorer la pilule sur les plages. « Nous avons compris que le retour à la maison est souvent synonyme de stress, donc pourquoi ne pas transformer cette trêve en une occasion de découvrir notre beau pays sans les tracas ? », a déclaré Jean-François Lacroix, directeur de l’IRVI.

En parallèle, la municipalité de Beyrouth a annoncé un concours de la plus belle carte postale « vacances en temps de guerre », où les participants sont encouragés à envoyer des photos d’eux-mêmes sur des plages désertes avec des slogans tels que « Même en temps de cessez-le-feu, la vie continue ! » A ce jour, les inscriptions ont déjà dépassé les 1 000 participants, ce qui pourrait potentiellement créer un nouveau record mondial.

Il est également prévu que l’armée libanaise mette en place des navettes gratuites pour transporter les vacanciers vers ces destinations idylliques. A ce propos, le Général Hossam Rahim a déclaré : « Nous avons toujours voulu faire de Beyrouth une destination de choix, même en temps de crise. Qui sait, peut-être que cela pourrait même devenir un nouveau modèle de développement économique pour le pays ? »

Ce projet a suscité des réactions mitigées au sein de la population. Certains habitants se sont interrogés sur le message que cela envoie, tandis que d’autres s’enthousiasment à l’idée de passer des vacances loin des zones de conflit. « Franchement, j’ai besoin d’une pause, même si cela signifie fuir mon propre pays. Au moins, je peux m’allonger sur la plage et oublier mes soucis », a déclaré une habitante de Tyr, Moira Zayed.

En conclusion, avec ce cessez-le-feu, le Liban pourrait potentiellement redéfinir le concept de vacances en temps de guerre. « Qui aurait cru qu’un conflit armé pourrait donner naissance à une telle opportunité touristique ? » s’interrogeait déjà le ministre libanais du Tourisme, Ahmed Salam. En attendant, les plages restent désertes, mais les esprits sont prêts à s'envoler vers des horizons plus ensoleillés.