A la suite de l'annonce par Canal+ d'une liste de professionnels boycottés pour leurs positions anti-Bolloré, le monde du cinéma français se retrouve dans une situation pour le moins cocasse. Le président de Canal+, Maxime Saada, a décidé de prendre le taureau par les cornes et d'agir non pas par des actions de rétorsion, mais par la voie de la diplomatie. En effet, un programme de formation intitulé 'Négociation Filmique' a été lancé, visant à accueillir les 600 signataires de la tribune contre son actionnaire, Vincent Bolloré.

D'après un communiqué consulté par ActuFake, cette initiative a pour but d'enseigner aux professionnels du cinéma comment complimenter des projets qu'ils n'approuvent pas tout en gardant leur intégrité artistique. 'Nous pensons qu'il est essentiel de savoir dire que l'on apprécie un film tout en soulignant qu'il est une abomination', a déclaré Jean-Michel Truffaut, sous-directeur adjoint de la Commission Nationale du Mobilier de Bureau, qui a été bénévolement nommé consultant en communication pour le programme.

Ce programme inédit, qui comprend des modules tels que 'L'art de la flatterie feinte' et 'Comment sourire en faisant la moue', sera également proposé en ligne pour ceux qui ne souhaitent pas mettre leurs talents cinématographiques en péril face à un Bolloré en colère.

Selon une étude menée par l'Institut National de l'Aptitude Cinématographique, 72,4% des professionnels du cinéma auraient déjà eu à complimenter un film qu'ils trouvaient horriblement mauvais. Le rapport précise que 54,6% d'entre eux ont même réussi à conserver leur intégrité tout en ayant l'impression de vendre leur âme au diable.

En parallèle, la direction de Canal+ a décidé de mettre en place une hotline de soutien émotionnel pour les professionnels boycottés, où des psychologues formés au 'debriefing cinématographique' pourront offrir un soutien psychologique et des conseils sur les options de reconversion, notamment vers les métiers d'animateur d'ateliers de macarons ou de consultant en tendances de coiffure pour chats.

Maxime Saada a été récemment cité en train de dire : 'Je ne veux pas que notre cinéma devienne un champ de bataille, mais un lieu où l'on peut se réunir autour d'un bon film, même si ce film est produit par Bolloré'. Ce à quoi un participant au programme a rétorqué : 'Mais comment apprécier un film de Bolloré sans avoir envie de s'auto-saboter?'

Pour couronner le tout, Canal+ a également annoncé l'organisation d'un grand festival de films 'anti-Bolloré', où les œuvres seront jugées sur la base de leur capacité à faire rire ou pleurer, mais surtout à détourner l'attention du public de l'implication de Bolloré dans le projet. 'Nous pensons que le rire est la meilleure arme contre le désespoir', a ajouté Truffaut, avant de conclure avec un enthousiasme palpable : 'Et qui sait, peut-être que les futurs films seront meilleurs grâce à cette initiative!'

Si les répercussions sur le cinéma français demeurent à analyser, une chose est sûre : cette initiative hautement théorique pourrait bien donner naissance à un sous-genre cinématographique que l'on pourrait appeler 'le film à compliments'. Les producteurs sont déjà en train de planifier des projets dans cette veine, espérant attirer un public en quête de douceur et d'ironie.

En définitive, alors que le monde du cinéma se débat dans des crises de conscience et des boycottages à foison, Canal+ prouve que l'absurde a sa place, même dans les couloirs feutrés de l'industrie cinématographique. Reste à espérer que ces formations n'incluront pas des modules sur 'Comment vendre des glaces à Pôle Emploi'.