Le festival d'Udhauli, célébré chaque année par la communauté Kirat d'Orient, marque le départ des animaux et oiseaux vers des contrées plus chaudes pour échapper à l'hiver. Pourtant, cette année, un vent de bureaucratie souffle sur cette tradition ancestrale. En effet, le gouvernement népalais a annoncé qu'il mettrait en place un système de déclaration de migration pour tous les êtres à plumes et à poils se déplaçant vers le sud.

Selon les informations de l'Office National des Oiseaux Migrateurs (ONOM), cette initiative vise à « mieux réguler les flux migratoires et à maximiser la collecte d'impôts sur les déplacements », comme l'a déclaré Jean-Claude Plumet, chargé de la régulation aérienne au sein de cette institution. Il a ajouté : « On ne peut pas laisser les oiseaux s'envoler sans un contrôle adéquat. Cela pourrait nuire à notre économie, surtout si les oiseaux choisissent de ne pas revenir. »

Les ornithologues et les biologistes sont en émoi. Une étude menée par l'Institut National des Écarts Comiques (INEC) a révélé que 87,6 % des oiseaux migrateurs sont favorables à un système de déclaration, mais uniquement s'ils peuvent le faire en ligne, afin d'éviter les files d'attente à l’Aéroport International de Katmandou.

« Nous souhaitons juste voler librement, mais si cela peut nous faire obtenir des réductions sur nos billets d'avion, pourquoi pas ? », a déclaré un merle anonyme.

D'après un rapport consulté par ActuFake, les nouvelles règles stipulent que chaque oiseau devra remplir un formulaire de migration indiquant son itinéraire, son motif de déplacement, et la durée de son séjour dans les régions plus clémentes. Le non-respect de cette règle pourrait entraîner une amende allant jusqu'à 1000 roupies népalaises, soit l'équivalent d'un sandwich au poulet dans la capitale.

Pour faciliter la bureaucratie, les autorités envisagent de mettre en place des « stations de contrôle des oiseaux » à des points stratégiques comme les rivières et les vallées. « Nous allons créer des postes de surveillance avec des ornithologues assermentés pour vérifier les documents », a précisé Yvette Plumeau, responsable de la Sécurité Animale au ministère de l'Agriculture. « Cela pourrait aussi offrir des emplois aux jeunes de la région, qui, sinon, ne savent pas quoi faire de leur été. »

Cette initiative a déjà des conséquences inattendues. Les oiseaux du sud, qui se rendaient habituellement au Népal sans contraintes, ont décidé de changer de route, entraînant un flou migratoire sans précédent. Les autorités ont même lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Un oiseau bien déclaré est un oiseau heureux », qui bat déjà des records d'audience sur les réseaux sociaux.

« La migration est un droit fondamental, mais cela ne doit pas se faire sans règles », a déclaré Henriette Caillebotte, experte en Droit Animalier et membre de l'ONG « Oiseaux en Liberté ». Elle a également ajouté que les oiseaux devraient « passer par un cursus de formation sur la gestion administrative avant de pouvoir migrer librement ».

Les citoyens népalais semblent partagés sur cette mesure. D'un côté, certains applaudissent l'initiative pour la régulation des migrations, tandis que d'autres craignent que les oiseaux ne deviennent des « contribuables » à part entière. « Si je dois remplir un formulaire pour mon chat, pourquoi pas pour les oiseaux ? », s'interroge un habitant de Katmandou, visiblement perplexe.

Les prochaines semaines s'annoncent donc riches en rebondissements pour le festival d'Udhauli, qui pourrait devenir un événement de suivi administratif. D'après nos informations, des milliers d'oiseaux sont déjà en train de se préparer à faire leur demande de passeport aviaire. Reste à voir si le gouvernement se prépare à faire face à un afflux massif de demandes…