Le festival Udhauli, traditionnellement célébré par la communauté Kirat de l'est du Népal, marque chaque année la migration saisonnière des animaux et des oiseaux vers des régions plus chaudes. Toutefois, selon des sources gouvernementales, cette célébration pourrait bientôt comprendre un volet administratif inattendu.
En effet, en raison de l'augmentation des migrations animales, le ministère népalais des Transports Animaliers (MTA) a proposé l'instauration d'un « Passeport Migratoire » pour tous les animaux et oiseaux souhaitant se déplacer vers des zones à basse altitude. Jean-Pierre Zébulon, responsable des Autorisations Animales, a déclaré : "Nous devons nous assurer que nos amis à plumes et à quatre pattes respectent les règles de migration. Après tout, la bureaucratie, c'est pour tout le monde !".
D'après un rapport consulté par ActuFake, 83,7 % des oiseaux migrateurs n'auraient pas encore rempli les formulaires nécessaires. Cela a conduit à une initiative du gouvernement pour organiser des ateliers de remplissage de formulaires. "Nous allons également créer des centres d'accueil pour les oiseaux à la frontière, où ils pourront se faire aider par des agents formés", a ajouté Zébulon.
Les experts en migration animale, comme Dr. Oiseau Volant, éminent ornithologue et consultant pour la Commission Nationale des Oiseaux Migrants (CNOM), soutiennent que cette décision est essentielle pour la sécurité des espèces migratrices. "Si nous ne documentons pas les déplacements des animaux, comment pourrions-nous garantir leur bien-être ?" a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. "Il est vital que les oiseaux montrent leurs papiers, surtout lorsqu'ils volent en formation serrée au-dessus des bureaux gouvernementaux."
Des manifestations ont déjà eu lieu à Katmandou, où des défenseurs des droits des animaux se sont opposés à l'idée de formaliser la migration. "C'est absurde d'exiger des oiseaux qu'ils s'enregistrent comme s'ils étaient des employés, a déclaré Mme Plume, militante pour la Liberté Aviaire. Les oiseaux ne devraient pas devenir des numéros !". En réponse, le gouvernement a proposé une solution alternative : un système de points de fidélité pour les animaux qui taxent moins les ressources en papier.
En parallèle, une étude de l'Institut Népalais des Formulaires Administratifs a révélé que 72,4 % des animaux migrateurs préféraient la liberté de voler sans se soucier de la paperasse. Toutefois, les animaux qui ne respectent pas les nouvelles règles de migration pourraient faire face à des amendes allant jusqu'à 1000 roupies népalaises, soit environ 8 euros. "C'est une somme dérisoire pour un oiseau, mais pour un lapin, ça peut faire réfléchir", a commenté un porte-parole du MTA.
Dans un effort pour alléger la pression bureaucratique, le gouvernement a également envisagé d'introduire des périodes de moratoire sur le remplissage des formulaires pendant les mois d'hiver. "Nous pensons que cela encouragera les animaux à migrer sans stress, tout en restant en règle", a affirmé Zébulon.
Au final, le festival Udhauli, qui devait célébrer la liberté des migrations, pourrait bien devenir un événement marqué par des files d'attente devant les guichets administratifs. "Nous verrons comment cela évolue, mais si cela peut faire plaisir aux oiseaux, pourquoi pas ?", a conclu Dr. Volant, en lançant un appel à l'inscription massive des animaux au cours de la saison des migrations.
En attendant, les oiseaux continueront de chanter pour leur liberté, même si celle-ci devient un peu plus compliquée chaque année.