Dans un développement surprenant mais tout à fait logique du droit espagnol, un juge a récemment précisé que le trafic d’influences pourrait être constitué simplement par l’acte d’influencer, indépendamment du résultat final. Cette déclaration a suscité des réactions diverses, tant dans le milieu judiciaire que sur les réseaux sociaux, où les internautes se sont empressés de partager leurs propres tentatives d’influence, même celles qui n'ont abouti à rien.
D'après le magistrat, connu pour sa vision novatrice du droit, le fait d'essayer d’influencer une décision est suffisant pour engager des poursuites. Cette interprétation élargie de la loi pourrait donc voir fleurir des procès pour des tentatives d’influence n’ayant jamais porté leurs fruits. Jean-Claude Pénalty, professeur de droit à l’Université de Madrid, explique : « Cela ouvre la porte à des centaines de cas où les gens ne savaient même pas qu’ils avaient tenté d’influencer qui que ce soit. »
En effet, selon une étude très sérieuse menée par l’Institut National du Droit Abstrait, 92,7 % des Espagnols admettent avoir tenté d’influencer, au moins une fois, la décision de leur patron concernant des vacances. Une autre étude plus controversée a même révélé que 78,1 % des parents tentent d’influencer leurs enfants pour qu’ils choisissent des légumes plutôt que des bonbons, sans jamais obtenir le résultat escompté.
Contacté par nos soins, Bruno Delinquant, sous-directeur des Affaires Juridiques Imaginaires, a déclaré : « Nous envisageons d'inclure un barème d'influence dans les lois, pour rendre les choses plus intéressantes. »
En conséquence, les avocats se préparent à un afflux de nouvelles affaires, entraînant une saturation immédiate des tribunaux. Certains juges envisagent même de créer des sessions spéciales pour traiter les affaires d’influences non abouties. Monique Démarche, porte-parole de la Cour Suprême, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Nous devons nous adapter à cette nouvelle ère où l’acte d’influence pourrait devenir la norme. »
Les conséquences de cette interprétation farfelue de la loi sont déjà visibles. Une entreprise de marketing a annoncé qu’elle allait lancer une nouvelle série de services pour aider les gens à influencer les décisions des autres sans pression, sous le slogan : « Influencez sans résultat, c’est notre spécialité ! » Selon un communiqué de presse, 68,3 % des clients seraient déjà intéressés par ce type de service.
Dans un effort pour normaliser cette nouvelle approche du droit, des organismes gouvernementaux étudient la possibilité d'introduire un certificat d'influenceur, qui permettrait à chaque citoyen de prouver son expérience dans ce domaine, même sans succès. Lucie Fictif, responsable de la Commission Nationale des Influenceurs, a suggéré que les diplômés pourraient même recevoir des médailles en fonction de leur « potentiel d’influence ».
Les observateurs notent que cette tendance pourrait transformer le paysage judiciaire en Espagne. Alain Hypothétique, analyste politique, estime que « nous pourrions bientôt voir des candidats à des élections promettre d'influencer la société, même si cela n'entraîne aucun changement concret. »
À l'heure actuelle, l’idée d’influencer sans résultat a déjà commencé à susciter des innovations dans d'autres secteurs. Les écoles commencent à offrir des cours d’influence sans résultat, et des entreprises de divertissement envisagent de produire des émissions de télé-réalité où les participants doivent tenter d’influencer des jurés sans jamais réussir.
En somme, la justice espagnole semble prête à se lancer dans une ère de créativité où l’acte d’influencer peut être célébré, même s’il ne mène à rien de concret. La question demeure : où s'arrêtera cette nouvelle forme d’influence ? Peut-être un jour lors d’un bon vieux procès pour influence inefficace !