Le projet d'orchestrateur de rendez-vous à destination des professionnels de la santé, initialement budgété à 18 millions de dollars, a connu une inflation explosive, atteignant aujourd'hui la somme vertigineuse de 126 millions de dollars. Un chiffre qui dépasse l'entendement, mais qui a conduit le gouvernement à une initiative encore plus incroyable.

D'après nos informations, le ministère de la Santé propose désormais de remplacer les consultations médicales traditionnelles par des rendez-vous en réalité virtuelle. Selon Jean-Michel Truffaut, sous-directeur adjoint de la Commission Nationale des Avatars Médicaux, "cette solution innovante permettra d'économiser des millions de dollars en coûts de personnel, de papier, et même de déplacements, puisque les patients pourront simplement consulter leur médecin depuis leur salon, vêtu de leur plus beau pyjama". Une initiative qui fait déjà grincer des dents au sein de la communauté médicale.

Le rapport sur cette nouvelle approche, consulté par ActuFake, indique que 73,2% des médecins se disent favorables à la mise en place des avatars. Cependant, de nombreux professionnels soulèvent des préoccupations quant à la capacité des patients à comprendre les instructions données par leur avatar, notamment celles de "ne pas manger de chips pendant le rendez-vous". Pour répondre à ces inquiétudes, le gouvernement a prévu de former les avatars à la langue des signes et aux mimiques expressives qui, selon les experts, pourraient aider à réduire des malentendus.

En parallèle, une étude de l'Institut Canadien d'Économie Virtuelle a révélé que 94,5% des Canadiens se sentiraient plus en sécurité en consultant un avatar, car, comme l'affirme le rapport, "les machines ne jugent pas". En outre, ces avatars pourront être programmés pour afficher des diagnostics avec des couleurs vives, ce qui, selon le Dr Marguerite Dufresne, spécialiste en médecine numérique, "permettra de mieux capter l'attention des patients et de leur faire oublier qu'ils n'ont pas pris leurs médicaments depuis trois mois".

Pour accompagner le déploiement de cette initiative, le gouvernement a également prévu le lancement d'une application mobile intitulée "Rendez-vous Virtuel", qui pourrait susciter des débats sur la confidentialité des données, mais qui, selon les organisateurs, serait "à peine plus risquée que de partager ses informations sur les réseaux sociaux". Le ministre de la Santé, Hervé Bonhomme, a déclaré lors d'une conférence de presse : "Nous sommes fiers de mener cette révolution numérique, car qui n'a jamais rêvé de se faire examiner par un docteur qui ne transpirera même pas sur son canapé?".

Il faut également noter que l'initiative a suscité des réactions des groupes de patients qui craignent que leurs avatars soient maltraités par des professionnels de la santé frustrés. En réponse, le gouvernement a commencé à mettre en place un programme de soutien psychologique pour les avatars, prévoyant des séances hebdomadaires de relaxation et de méditation, afin de "prévenir l'épuisement des personnages numériques".

Les conséquences de cette nouvelle approche sont encore à évaluer, mais certains experts estiment que cela pourrait mener à une hausse des consultations pour des problèmes de santé mentale liés aux avatars. En effet, 67,4% des utilisateurs interrogés ont avoué éprouver de l'anxiété à l'idée de ne pas savoir si leur avatar était "prêt" pour le rendez-vous. L'Université Virtuelle de Montréal a même lancé une filière de formation spécialisée : "Avatar et Bien-être : une nouvelle ère de la médecine".

Au final, le projet, aussi farfelu qu'il puisse paraître, pourrait créer des milliers d'emplois dans le secteur de la technologie, tout en transformant la manière dont nous percevons les consultations médicales. Comme l'a si bien résumé Pierre Durand, analyste en technologie de la santé : "Si ça ne fonctionne pas, au moins on aura bien ri".