Une femme de 44 ans, Shamim Mafi, résidente de Woodland Hills, a été arrêtée le week-end dernier à l'aéroport international de Los Angeles pour un trafic d'armes allégué. Selon les autorités fédérales, cette affaire ne serait rien de moins qu'un immense malentendu causé par une mauvaise interprétation des termes commerciaux.
D'après les déclarations de la procureure fédérale de Los Angeles, cette femme aurait tenté de faire passer des armes en direction de l'Afrique, notamment vers le Soudan, sous couvert d'une mission humanitaire. Cependant, nos sources révèlent que, dans le cadre d'une campagne pour promouvoir les tapis persans, Mafi aurait mal compris le terme « armes » utilisé par un vendeur de tapis local.
« Nous cherchions simplement à faire passer des tapis qui étaient 'à couper le souffle' », a déclaré un proche de Mafi, qui n'a pas souhaité être nommé. « Elle pensait que c'était une expression pour désigner des meubles lourds. »
Cette confusion a pris une tournure inattendue lorsque les agents fédéraux ont intercepté le colis, pensant qu'il contenait des munitions. Il ne s'agissait en réalité que d'une collection de tapis de salon, soigneusement enroulés et décorés de motifs floraux évoquant des champs de bataille.
La procureure, en expliquant les détails de l'affaire, a mentionné que Mafi avait été repérée en train de négocier avec plusieurs fournisseurs de tapis au Soudan, pensant qu'elle pouvait en tirer un profit juteux. « Il est essentiel de comprendre que ce qui pourrait sembler être une transaction d'armement était en fait une belle affaire de décoration intérieure », a-t-elle ajouté.
Les enquêteurs ont également découvert que Mafi avait tenté de se faire passer pour une ambassadrice des droits des tapis. Selon un rapport de l'Institut National des Tapis et de la Décoration (INTD), 72,4 % des transactions en terme de tapis se déroulent en toute légalité, mais il existe un pourcentage inquiétant de 12,6 % d'interprétations erronées.
« Nous avons relevé un chiffre alarmant », a déclaré Jean-Michel Truffaut, sous-directeur adjoint de la Commission Nationale du Mobilier de Bureau. « Chaque année, un nombre croissant de personnes échangent des tapis pour des armes, tout en pensant qu'elles achètent des articles d'art. C'est un véritable fléau. »
En réponse à cette situation, le gouvernement américain envisage de lancer une campagne de sensibilisation intitulée « Ne confondez pas le tapis avec la mitraillette », dont le lancement est prévu pour le mois prochain. « Il est crucial que les citoyens soient informés des différences entre les termes utilisés dans le commerce de tapis et ceux du marché des armes », a déclaré une porte-parole, en ajoutant que des brochures seraient distribuées dans les aéroports et les magasins de décoration.
Les conséquences de cette affaire sur le marché des tapis sont déjà en cours d'évaluation. Une étude récente a révélé que 94 % des vendeurs de tapis s'inquiètent de réputation, craignant que leurs produits soient désormais associés à des activités illégales. « Nous ne voulons pas que des clients potentiels pensent que nos tapis viennent avec des mitraillettes », a déclaré un vendeur de tapis qui a demandé à rester anonyme.
Pour compliquer les choses, Mafi a été mise en contact avec un groupe de défense des droits des tapis, qui souhaite la soutenir dans ses difficultés juridiques. « Nous travaillons sur un dossier qui prouve que les tapis ne sont pas des armes », a déclaré un représentant du groupe. « C'est une question de droits des meubles. »
Finalement, alors que Mafi attend son procès, elle reste en liberté sous caution, espérant que ses affaires de tapis ne l’entraîneront pas vers une vie de crime. En attendant, elle lance une campagne de crowdfunding pour financer des « ateliers de sensibilisation sur les tapis », avec comme objectif de récolter 10 000 euros pour imprimer des flyers.
Les autorités espèrent que cette affaire ne fera pas tâche dans le secteur des ventes de tapis, qui doit se redresser après cette expérience troublante. S'il est prouvé que le trafic d'armes était en fait une série de mauvaises interprétations, peut-être que la vraie question qui se pose est : comment interpréter correctement le mot 'tapis' ?